Le Pire est né

 

 

 

 

 

 

ou, les pudeurs de la République...

A son retour d'Algérie, la 22ème Escadre d'Hélicoptères est basée à Chambéry et survivra "en l'état" de 1962 à 1964.

Déjà elle a détaché deux escadrons, le 2/22 à Istres et le 3/22 à Pau.

En 1964, la 22ème EH est dissoute et se scinde en deux escadrons autonomes: le 1/68 à Pau et le 2/68 à Chambéry.

Les hommes du 2/68 "Maurienne" n'ont pas d'état d'âme, ils gardent la tradition de l'escadre mère avec l'héritage de son insigne.

Il n'en va pas de même pour le 1/68 qui se cherche sinon une origine, du moins une tradition...

Le choix se portera sur une escadrille de 1914-1918, la SAL 17 qui servait sur avions Bréguet U-1 et U-2 à moteurs Salmson d'où le "SAL"...

 

Un moteur Salmson entre les deux modèles d'aéronefs Bréguet U1 et U2, les équipages ne doutaient de rien sur ces superbes machines

...Laquelle escadrille après avoir hésité sur un timide soleil levant, s'était finalement identifiée au "Lynx" de gueules...

Durant la seconde guerre mondiale, la tradition fut reprise par le Groupe de Reconnaissance GR I/14 servant sur Potez 63-11

 

Tous ces éléments plaidaient en faveur d'une prise de succession par la nouvelle unité paloise... 

Les personnels de l'unité avaient connus les heures de gloire, qui en Indochine et d'autres en Algérie et ne déméritaient pas vis-à-vis de leurs aînés quant à leur valeur au combat; c'est donc forts de ces mâles pensées que les artistes locaux ont redessiné la bête sous un jour plus musclé et de "Lynx" il devînt "Léopard" mais encore plus de gueules...

 

... Sans commentaire...

 

Le projet est donc transmis au service historique pour approbation et quelques temps plus tard... L'autorisation officielle parvient à l'escadron le 3 janvier 1966 avec l'homologation de son fanion et le nom de tradition "Pyrénées"...

 

... ???...

 

... Mais que sont les mâles attributs devenus ?... Marianne s'en serait-elle offusquée ?...

Bref...   ;o(    C'est ce qui s'appelle "Couper court" aux discussions et il faudra faire avec... (ou sans).

Il n'y a que les traditions qui ne se perdent pas, on ne peut pas en dire autant du reste !