Première mondiale

pour

l'hélicoptère électrique

 

Pascal Chrétien, ingénieur en aéronautique, est devenu le 12 Août dernier le premier pilote d’hélicoptère électrique.

Avec une machine de sa conception, il a pu effectuer un vol contrôlé de son appareil de 2 minutes et 10 secondes, à 1 mètre du sol. Cette première mondiale lui permet de devancer le géant américain de l’aéronautique Sikorsky et son "Firefly" présenté en Juillet dernier lors de l’exposition AirVenture.


Un exploit quand on sait qu’un hélicoptère exige toujours beaucoup de puissance, notamment pour le décollage, le stationnaire et la phase d’atterrissage, mais aussi durant la croisière, contrairement à un avion ou un motoplaneur, imposant de la puissance au décollage et en montée initiale mais pouvant ensuite se contenter de beaucoup moins d’énergie pour tenir le palier ou mener une approche jusqu’à l’atterrissage.
 

Avec l’aide de l’entreprise Solution F, cet ingénieur et pilote est parvenu à mettre au point sa machine.

Le prototype, réalisé à partir d’une structure en tubes d’aluminium, a retenu le concept du double rotor coaxial afin de supprimer la nécessité d’un rotor anti-couple, consommant près de 10% de la puissance totale sur un hélicoptère traditionnel. Le pilotage se fait en déplaçant le centre de gravité, comme sur un ULM pendulaire, avec une inversion du sens des actions par rapport à une commande de pas cyclique classique…

La motorisation est sur base d’un GMP à balais, retenu pour sa masse moins élevée que des moteurs «brushless» et avec un contrôleur moins sophistiqué. Les batteries type lithium-ion ont une densité énergétique de 160 Wh/kg.


Prochain défi, voler à une altitude de 4 mètres.