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servants canon et mitrailleuse
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Groupe d'Infanterie de l'Air 601
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De 1937,
année de création des
Groupes d'Infanterie de l'Air 601 et 602
en passant
par 1956 la création des Commandos de l'Air
et en 2007 de la
Brigade
Aérienne des Forces de Sécurité et d'Intervention,
de nombreuses péripéties
accompagnent la vie de ces fantassins nommés aussi "Fuscos"
(fusiliers commandos), toujours au
plus près des autres unités de l'armée de l'air et
en particulier depuis les années 1950 des unités
d'hélicoptères. |
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Que ce soit avec la
22ème escadre basée à Oran |
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ou la 23ème escadre
basée à La Réghaïa |
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jusqu'à aujourd'hui
avec l'escadron 01/067 "Pyrénées" dans les "OPEX" |
| Mais il
est une fonction intégrée aux équipages d'hélicoptères
qu'assument aussi les Commandos de l'air,
celle de servant
canon et mitrailleuse.
D'abord en
Algérie... |
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"Les premières expériences de
tireurs et mitrailleurs sur hélicoptère moyen H-19
avaient bénéficié de la présence sur la base
aérienne de Boufarik de Commandos de l'air qui, embarqués
dans le cargo, pouvaient dispenser l'appui-feu de leurs
armes automatiques individuelles pour le traitement éventuel
de présence hostile sur la zone de poser des héliportages,
voire la poursuite et la neutralisation des fuyards.
Le Col Félix Brunet qui avait suivi et
participé à ces essais au cours de sa transformation
opérationnelle au sein du G.M.H. 057 à Boufarik, avant de
prendre le commandement de l'escadre d'Oran le 1er novembre
1956, se fit détacher des commandos de l'air pour servir de
tireurs à bord de son premier H-34 armé, doté d'un canon de
20mm et de 2 mitrailleuses de 12,7mm. D'où une première
équipe dès l'été 1957, composée des sergents de Cruz,
Potel,
Ferry, Seube et du 2ème classe
Monge, ces deux derniers
étant remplacés ultérieurement par le sergent Graffin et
caporal chef Conrad.
Le H-34 armé "Pirate"
devenait opérationnel.
Au début du deuxième trimestre
1959, le nombre des H-34 armés augmente dans les deux
escadres mais le
Commandement du Groupe des Commandos Parachutistes de l'air
(G.C.P.A.) se refuse à un détachement plus important. Il est
alors fait appel à des "mitrailleurs" engagés ou appelés,
recevant une courte formation avant d'être transformés
opérationnellement sur le "tas" par les sergents commandos
de l'air servant de moniteurs, qui furent
engagés progressivement tant au cours des opérations
héliportées liées au plan Challe qu'à celles se déroulant
dans le Grand Sud dans les secteurs de Mechéria, Aïn Sefra
et Colomb Béchar."
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Puis c'est
l'aventure du Tchad... |
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1969 en renfort du
régiment d’infanterie de marine stationné sur cet immense
territoire, les légionnaires parachutistes du 2 ° R.E.P.
sont déployés. De son côté l’Armée de l’air positionne sur
la base aérienne de Fort – Lamy des avions de
transport Nord 2501 avec un Transall C160 en détachement et
des hélicoptères : Alouette 2 , Sikorski H34 cargos et armés
. A cette composante aérienne s’ajoutent une escadrille
d’avions de type Skyraider AD4 et des Douglas DC3 de la ‘’
Tchadienne ‘’.
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Le commandant des
éléments français - Général de l’Armée de terre (indicatif
radio : Soleil.) - fort de son expérience des "djebels" ,
engage au côté de l’A.N.T. (Armée Nationale Tchadienne)
cette force aérienne dans toutes les opérations.
Le détachement
d’intervention héliporté (D.I.H.) avec ses deux H34 armés de
canons de 20 mm dénommés ‘’ Pirate ‘’ servis par les
Sergents-chefs Bruno, Caillaud ,
Choquet et Lopez jouent ‘’
Police - Secours ‘’ dans tous les ‘’ accrochages ‘’.
Mais les
possibilités extraordinaires de l’hélicoptère ne sont pas
sans limite, l’étendue et les conditions météorologiques de
ce pays posent d’énormes problèmes d’autonomie à nos
voilures tournantes. La mise en place d’une base avancée à
Mongo, grosse bourgade au centre du pays, est décidée ;
ainsi que la constitution de dépôts de barils de carburant
stockés dans les postes isolés tenus par l’A.N.T .
Après plusieurs mois de situations où le pire côtoie le
cocasse , nos quatre braves tireurs ( 2 blessés ) ,
s’aperçoivent que leur statut administratif et financier ne
prend pas en compte le fait qu’ils font partie intégrante de
l’équipage d’un hélicoptère volant au-dessus d’un territoire
hostile , selon la terminologie du ‘’R.i.s.a.c. ‘’.
Les demandes,
les différentes démarches restent vaines et nos quatre
titulaires, au carnet de vol bien noirci , sont remplacés
par leurs voisins de soute : les mécaniciens - naviguant…
Ce qui ne plaît guère à ces derniers, ces excellents
techniciens sont plus attirés par les futurs postes de ‘’
mécanonav. ‘’ en équipage de C160 Transall en plein devenir
(à l’époque) que d’être titulaires pendant neuf mois d’un
bouton poussoir de détente à 1500 pieds d’altitude ! D’où un
certain malaise et peu d’empressement.
D’autre part les unités de l’Armée de Terre française sont
retirées et ne participent plus aux opérations offensives ,
l’Armée tchadienne restructurée et réarmée est sur le ‘’
terrain ‘’ avec l’appui aérien de la Tchadienne et de la
composante française – avions , hélicoptères - du Groupe
Mixte de Transport 059 ‘’ Orléans ‘’.
Un officier de
l’état – major du C.O.T.A.M. , se souvenant qu’il avait
largué depuis le Nord 2501, des aviateurs parachutistes à
béret du côté de Nîmes , prend contact avec le commandement
de l’E.F.C.I. (10) en vue d’obtenir le détachement de
personnel pour assumer la fonction ‘’ tireur sur H34 Pirate
‘’.
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En ces
premiers
jours de Mai 1972 où, après le Mistral , le soleil réchauffe
les tôles ondulées des bâtiments préfabriqués du "ranch",
l’ordre - serré des sections d’apprentis ‘’ fusco -T9 ‘’
avec ses vocalises n’arrive pas à cacher une certaine
fébrilité . En effet, il circule de bouche à oreilles dans
les couloirs et salles cadres des ‘’mécanoel ‘’, l’annonce
d’un message demandant des volontaires ‘’ tireurs ‘’ au
Tchad.
Enfin, pour la première fois, les ‘’ fuscos. ‘’ sont
demandés en opération extérieure !
Vingt six sous-officiers s’inscrivent dans la première heure
- l ’esprit commando -fait de volontariat immédiat-, a
survécu. L’effectif demandé étant de quatre avec relève au
bout de trois mois, le Commandant
Ciappa
décide que chaque contingent sera composé de deux ‘’anciens
‘’ et de deux ‘’jeunes‘’.
En Juillet
1973 :
- l’ Armée de
l’air se dégage de ce genre d’opération avec ses vieilles
voilures tournantes d’origine U.S , pour un concept nouveau
d’intervention sur le continent africain - Transall C160 en
P.C. volant + Breguet Atlantic en détection + K.C.135 en
ravitailleur en vol + Jaguars en attente de frappes ciblées
-
- l’A.L.A.T.
désire ardemment étrenner ses hélicoptères neufs, de type
Puma S.A.330, en dehors des mornes plaines de Mourmelon ,
Suippes et autres Champs...Elysées .
Le dernier contingent, de ‘’ fuscos.
‘’ tireurs , regagne le ‘’Ranch ‘’ de Nîmes – Courbessac
pour se consacrer à la lutte
contre ...
… les incendies de forêt et les détritus balnéaires, mais
ceci est une autre histoire !
Post - Scriptum : en tant que
tireurs , membre à part entière des équipages d’hélicoptère
Sikorski H34 armé , les Yvon , Pierrot , Patrice ,Gérard
,Serge , Bernard , Jacky , Jean , Louis , Jean-Paul
,Richard , Jean-Claude , Auguste , Georges et Christian ont
effectué plus de 2500 heures de vol – au-dessus de
territoires hostiles –
L’anonymat de cette intervention
française a perduré pour la majorité des tireurs qui se
virent attribuer la médaille de l’outre-mer avec agrafe ‘’
Tchad ‘’ en 1981… Mais ‘’ le safari aux éléphants , la
course avec les autruches , le crash lors d’un atterrissage
, le tir de mortier aux environs du D.I.H. , l’appui feu sur
la colonie des cynocéphales ‘’ et bien d’autres encore ,
sont autant de faits , d’anecdotes pour construire...
... la légende
des derniers Pirates - Ad honores - .
Pour
découvrir quelques aventures tchadiennes de nos "Fuscos", voir "Histoires
de pirates"
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Textes d' Yves Sagot
et Bernard Lart |
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